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Une économie en santé grâce à la science et à la technologie

Avec le ralentissement actuel de l'économie mondiale, les percées dans le domaine de la science et de la technologie sont essentielles pour renforcer la compétitivité du Canada et mettre en place une économie dynamique qui créera de meilleurs emplois et de nouvelles possibilités pour les Canadiens de demain.

La stratégie fédérale en matière de sciences et de technologie définit la recherche et le développement comme les éléments clés qui permettront d'assurer la santé économique du Canada et d'encourager l'innovation.

Le gouvernement du Canada soutient les chercheurs et les innovateurs canadiens en investissant dans de nouvelles installations de recherche de classe internationale. Dans le budget 2009, plus de 3,8 milliards de dollars ont été réservés à l'infrastructure du savoir.

Dans ses trois budgets antérieurs, le gouvernement du Canada a également affecté des montants importants pour équiper les laboratoires du pays et appuyer les innovateurs canadiens. En tout, le gouvernement fédéral investit annuellement 10,2 milliards de dollars pour soutenir directement la science et la technologie.

L'année dernière, DEO a versé 127,5 millions de dollars à 86 projets qui appuient l'innovation dans l'Ouest et sont étroitement liés à la stratégie sur les sciences et la technologie du gouvernement du Canada. Ces projets visent à renforcer l'infrastructure de nos universités et centres de recherche, à accroître l'adoption des nouvelles technologies, à développer les compétences technologiques, à soutenir la recherche et le développement et à accroître l'innovation.

L'ITCB fait avancer la recherche sur les toits verts éconergétiques


La nouvelle installation de recherche sur les toits verts de l'ITCB. Source : ITCB

Vues d'en haut, les grandes villes ressemblent souvent à de grandes cicatrices grises émergeant des espaces verts environnants. Cependant, dans les villes telles que Vancouver, cela commence à changer. Les toits verts - des systèmes de toit sophistiqués ayant recours à la végétation - ajoutent une touche fort appréciée de verdure, ce qui permet d'égayer l'environnement stérile de la ville.

Le Centre pour l'avancement des technologies de toits verts de l'Institut de technologie de la Colombie-Britannique (ITCB) est l'une des raisons principales de l'acceptation grandissante des toits verts. Le centre contribue à la base des recherches sur la technologie des toits verts depuis 2003.

En mai 2008, l'ITCB a reçu un financement de 500 000 $ de DEO afin d'étendre le secteur de la recherche appliquée et les démonstrations des technologies de toits verts aux diverses zones climatiques et aux technologies de murs végétaux. Le climat diversifié du Canada fournit l'environnement parfait pour évaluer et améliorer le développement de ces technologies. Celles-ci viendront appuyer le développement continu du secteur des technologies liées aux bâtiments écologiques de la Colombie-Britannique.

« Cet appui de Diversification de l'économie de l'Ouest Canada nous aidera à aller de l'avant avec la recherche liée aux toits verts d'une manière nouvelle et excitante, a déclaré Don Wright, président de l'ITCB. À l'ITCB, nos activités de recherche appliquée concernent directement l'industrie, ce qui nous permet de travailler de concert pour trouver des solutions pour les entreprises. Ce financement, ainsi que l'appui de nos partenaires de l'industrie, permettra d'accueillir de nouvelles idées dans le domaine de l'architecture, de la conception, de la construction et bien plus. »

Le concept des toits verts ne date pas d'hier. À Terre-Neuve, les reconstructions des huttes de terre vikings datant de l'an 1000 de notre ère ont été déclarées site du patrimoine mondial par l'UNESCO. Elles commémorent le premier établissement européen connu en Amérique du Nord à L'Anse aux Meadows.

Aujourd'hui, cette technologie devient de plus en plus populaire en raison de ces nombreux avantages. En protégeant le bâtiment des rayons de soleil estivaux et en l'isolant aux intempéries de l'hiver, les toits verts contribuent à réduire les gaz à effet de serre grâce à l'économie d'énergie réalisée tout au long de l'année. Les espaces verts offrent aussi un habitat pour la faune urbaine et peuvent être utilisés pour créer des aires de loisirs ou même des potagers.

De nouvelles installations pour faire l'essai de véhicules et de carburants de remplacement


Concept artistique de la nouvelle installation d'évaluation du rendement des véhicules de WestTest, qui sera dotée d'un dynamomètre à châssis de 600 ch et d'un dynamomètre à moteur de 900 ch.

Quand des entreprises comme Motor Coach Industries, plus important fabricant d'autobus interurbains en Amérique du Nord, conçoivent un nouvel autocar, elles demandent souvent l'aide de Western Canada Testing, Inc. (WESTEST) située à Portage La Prairie. Bientôt, des entreprises comme Motor Coach Industries auront accès à un éventail de services encore plus large.

WESTEST est en train d'étendre ses activités à la réalisation d'essais de véhicules et de carburants de remplacement. La nouvelle installation d'évaluation des carburants de remplacement et du rendement des véhicules, rendue possible grâce à un investissement de près de 1,7 million de dollars par DEO en 2008, permettra d'essayer des technologies nouvelles et actuelles dans le domaine des transports.

« L'appui du gouvernement du Canada vient à un moment important pour notre secteur », a indiqué David Gullacher, directeur général de WESTEST. « La région joue un rôle de chef de file dans la fabrication d'autocars et d'autobus, ainsi que de véhicules d'urgence et de plaisance. Comme nous sommes à l'aube de l'ère des carburants de remplacement, cette installation nous aidera beaucoup à adapter nos concepts pour la production de véhicules de calibre mondial qui seront alimentés avec de nouveaux types de carburants. »

Harvey Chorney, vice-président des activités du Manitoba, est d'accord. Il affirme que cette installation ultramoderne d'essais renforcera le secteur de la fabrication de véhicules de l'Ouest canadien en contribuant à la validation et à l'élargissement de la chaîne de valeur des biocombustibles et des biofibres au Canada.

Ce nouveau laboratoire à environnement contrôlé permettra à WESTEST d'évaluer le rendement et la durabilité des technologies dès les premières étapes du cycle de recherche et de développement, ce qui aura pour effet d'accélérer le processus de commercialisation et d'offrir un avantage concurrentiel aux entreprises de l'Ouest ainsi qu'aux fabricants d'équipements originaux. L'installation permettra aussi à WESTEST de renforcer sa capacité d'évaluation des carburants de remplacement, particulièrement dans le domaine de la recherche sur le biodiésel.

WESTEST est une installation d'essais industrielle sans but lucratif offrant des services de mise à l'essai physique de pointe ainsi que des services d'évaluation de la performance de produits pour les industries des transports, de l'exploitation minière, de la machinerie, de l'équipement et de l'emballage.

DEO et les technologies environnementales

DEO appuie un large éventail d'initiatives qui visent à renforcer le rendement environnemental de l'Ouest canadien. En 2008-2009, DEO a versé :

  • 1 million de dollars au Centre de recherche en technologie pétrolière de la Saskatchewan dans le but d'étudier et de mettre au point de nouvelles technologies pour améliorer la récupération du pétrole;
  • 3 millions de dollars à l'Université de Lethbridge afin d'acheter de l'équipement de recherche à la fine pointe de la technologie destiné à l'Alberta Water and Environmental Sciences Building;
  • 1,2 million de dollars à FPInnovations dans le but d'appuyer la commercialisation de la technologie de gazéification de la biomasse.

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Un nouveau centre pour propulser les produits nanotechnologiques sur les marchés mondiaux


Démonstration d'une technologie de vérification de puces par sonde virtuelle mise au point par Scanimetrics, une des entreprises clientes de l'ACAMP.

Les mots « microsystème » et « nanotechnologie » ne sont peut-être pas encore très communs, mais on s'attend à ce que ces technologies aient d'importantes répercussions scientifiques et économiques. L'Alberta, dont le secteur de la nanotechnologie connaît la croissance la plus rapide au Canada, est bien placée pour tirer parti de ce secteur en plein essor.

L'Alberta Centre for Advanced MNT Products (ACAMP) est un nouveau fournisseur de services commerciaux et technologiques dont l'objectif est d'acquérir une capacité de renommée mondiale dans la prospection, le développement de produits, ainsi que l'assemblage et l'emballage de dispositifs en microtechnologie et en nanotechnologie, pour les rendre immédiatement commercialisables.

« Le nombre de nouvelles entreprises technologiques en Alberta ayant la possibilité d'élaborer de nouveaux produits de consommation intéressants pour les marchés mondiaux est incroyable », déclare Ken Brizel, président-directeur général d'ACAMP. « L'Alberta est un endroit de choix pour la recherche de classe mondiale, et l'ACAMP offre des moyens de transformer cette recherche en produits viables. En fait, nous aidons déjà nos clients à concevoir des produits commercialisables à l'échelle mondiale. »

En août 2008, DEO a offert 3,5 millions de dollars à l'ACAMP pour l'achat et l'installation d'équipement spécialisé. Jusqu'à maintenant, le Ministère a investi plus de 13,5 millions de dollars dans la recherche et la commercialisation de la nanotechnologie en Alberta.

L'ACAMP collaborera étroitement avec d'autres organisations du secteur de la nanotechnologie de l'Alberta (notamment l'Institut national de nanotechnologie, l'Université de l'Alberta et l'Advanced Microsystems Integration Facility de l'Université de Calgary) pour aider ses clients à commercialiser des produits de microtechnologie et de nanotechnologie en leur offrant des services de marketing, de développement de produits, d'emballage et d'assemblage.

En février 2009, le centre a commencé à tenir des séances trimestrielles, invitant les chercheurs et les entreprises à présenter leur dossier d'analyse. Les promoteurs capables de convaincre le conseil d'administration de l'ACAMP de la valeur de leur présentation peuvent recevoir une subvention pouvant atteindre 25 000 dollars en services aux entreprises.

La province de l'Alberta vise à occuper 2 p. 100 du marché mondial d'ici 2020, ce qui générerait de nouvelles activités économiques de 20 milliards de dollars.

Qu'est-ce que la nanotechnologie?
Nano Nano vient du grec et signifie « extrêmement petit ». Comme préfixe, il prend le sens de « milliardième ». Un nanomètre est donc un milliardième de mètre. Pour donner une idée de cette dimension, une feuille de papier a une épaisseur d'environ 100 000 nanomètres.

Les scientifiques ne font que commencer à découvrir tout le potentiel de cette technologie. Avec des applications pouvant prendre la forme de minuscules robots moléculaires qui nagent dans le sang et combattent les maladies, de substances qui digèrent les déchets toxiques et de matériaux ultralégers et très résistants pouvant élargir considérablement les frontières de la découverte spatiale, la nanotechnologie offre des possibilités qui changeront nos vies et le monde entier.

Les véhicules télépilotés vont de l'avant avec un nouveau lanceur aérien


Un lanceur à haute performance utilisé pour évaluer les nouvelles technologies aériennes est présenté au Centre canadien des systèmes de véhicules télépilotés, à Medicine Hat, en Alberta.

Quand on pense aux industries du sud de l'Alberta, on pense souvent à l'agriculture, au tourisme, au pétrole et au gaz. Mais en regardant la situation de plus près, on découvre une industrie complètement différente et de plus en plus présente dans l'économie régionale : celle des systèmes de véhicules télépilotés (SVT).

La Base des Forces canadiennes Suffield, près de Medicine Hat, est au centre de ce secteur émergent. Elle héberge un des sept centres de recherche de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) ainsi que des installations d'essais de classe mondiale pour des véhicules terrestres et aériens télépilotés. RDDC, organisme du ministère de la Défense nationale, est un chef de file reconnu dans les domaines de la robotique et des véhicules télépilotés.

Meggitt Defence Systems se spécialise dans l'équipement aéronautique, les capteurs haute performance ainsi que les systèmes de combat et de formation à la défense. Située au Royaume-Uni, l'entreprise a également des bureaux à Medicine Hat.

Plus récemment, la ville a accueilli le Centre canadien des systèmes de véhicules télépilotés (CCSVT). Créé en 2006, ce centre est un organisme à but non lucratif qui vise à être le lieu principal des activités de conception, de développement, d'essai, d'évaluation et de commercialisation de l'industrie canadienne des SVT.

En juillet 2008, DEO a contribué à cet objectif en affectant 900 000 dollars à l'achat d'un lanceur de haute performance de fabrication finlandaise (Robonics MC2555LLR), afin d'essayer et d'évaluer des véhicules aériens télépilotés. Ce service, le premier du genre au Canada, devrait accroître la compétitivité et la productivité en offrant aux entreprises canadiennes et internationales un moyen économique de développer et d'essayer de nouvelles technologies.

Le CCSVT pourra renforcer sa réputation déjà croissante avec ce lanceur, qui sera situé et exploité principalement au polygone d'essais de la Base des Forces canadiennes Suffield. L'année passée, Israel Aerospace Industries et MacDonald Dettwiler and Associates Ltd. ont utilisé les installations du CCSVT pour faire l'essai du UAV Heron. Selon l'Association for Unmanned Vehicle Systems International, cet essai a créé un nouveau précédent pour l'exploitation d'un gros véhicule télépiloté dans l'espace aérien du Canada. Le premier Heron a été livré à la Force aérienne canadienne en octobre 2008 et sera utilisé par les forces canadiennes en Afghanistan.

Qu'est-ce qu'un système de véhicules télépilotés (SVT)?
Les systèmes de véhicules télépilotés sont des véhicules sans pilote, téléguidés et qui peuvent être équipés pour réaliser différentes tâches. En plus des applications militaires, les systèmes de véhicules aériens télépilotés sont utilisés dans les domaines de la cartographie des ressources naturelles, de la météorologie, de l'agriculture, du maintien de l'ordre et de la sécurité.

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La recherche en génomique à l'appui de l'industrie florissante des mollusques et des crustacés

Grâce au nouveau laboratoire de recherche sur la génomique des coquillages du Centre for Shellfish Research de l'Université de l'Île de Vancouver, les pertes de 6 millions de dollars qu'ont connues les entreprises du domaine de l'aquaculture de la Colombie-Britannique en 2007 seront désormais limitées.

Un investissement de 400 000 dollars de DEO aidera le Centre à élaborer des outils de diagnostic pour surveiller la santé des mollusques et des crustacés afin de mieux comprendre la façon dont différents types réagissent à divers facteurs de stress biologique et environnemental, comme la température de l'eau, sa salinité, son niveau d'oxygène et les polluants qu'on y retrouve. En revanche, cette compréhension aidera les collectivités côtières de la Colombie-Britannique à tirer parti du marché international florissant des mollusques et crustacés en mettant en place une industrie de l'aquaculture plus fructueuse et plus durable.

L'aquaculture représente une part de plus en plus importante de l'industrie des mollusques et crustacés de la Colombie-Britannique, qui se chiffre à 198 millions de dollars. En 2007, les aquaculteurs ont contribué à près de 20 p. 100 de la production totale. On s'attend à ce que ce pourcentage dépasse 50 p. 100 d'ici 2030.

« En anglais, nous avons une expression qui dit "être heureux comme une huître", mais en réalité, aucun outil ne nous permet de confirmer que les huîtres sont heureuses et en santé dans leur milieu », affirme Helen Gurney-Smith, directrice du programme de recherche de l'Université sur la génomique des mollusques et crustacés. « La science génomique peut nous fournir les outils nécessaires. »

L'avenir des aliments


MB - Richardson Ctr_Flame Tester.jpg (légendes fournies) Une chercheuse du Centre Richardson pour les aliments fonctionnels et les nutraceutiques effectue un test de coloration de flamme.

L'émergence de l'Ouest canadien comme chef de file mondial en nutraceutiques donne lieu à de nouveaux moyens d'ajouter de la valeur aux produits agricoles, comme l'avoine, l'orge, le lin, le canola, le maïs et le soja, en plus de réduire les coûts liés aux soins de santé et améliorer la santé humaine.

Les aliments fonctionnels et les nutraceutiques représentent un marché très lucratif qui croît chaque année. Selon la BCC Research, la valeur du marché mondial des nutraceutiques, évaluée à 117,3 milliards de dollars en 2007, devrait atteindre 177 milliards de dollars d'ici 2013.

On peut en grande partie expliquer cette croissance par la sensibilisation accrue des gens au rôle que jouent les régimes alimentaires dans diverses maladies, comme le diabète et les problèmes cardiaques. Les consommateurs ne se limitent plus aux aliments de base afin de prévenir les maladies, mais veulent tirer parti des éléments bénéfiques pour la santé qu'on trouve dans de nombreux aliments.

Une meilleure santé grâce aux plantes des Prairies

Depuis les deux dernières années, les scientifiques du Centre Richardson pour les aliments fonctionnels et les nutraceutiques (CRAFN), à Winnipeg, ont beaucoup appris sur les plantes de l'Ouest canadien. Les recherches menées par le centre ont confirmé les effets bénéfiques considérables de nombreuses plantes indigènes sur la santé.

Selon M. Peter Jones, directeur du CRAFN, il est maintenant temps de passer à l'étape suivante. Décrivant la commercialisation comme le nouveau mantra du centre, il affirme : « Nous avons fait beaucoup de recherche dans notre tour d'ivoire, mais nous devons maintenant l'utiliser pour créer des produits qui amélioreront la santé de tous et stimuleront les affaires des producteurs ainsi que des petites et moyennes entreprises du Manitoba. »

En collaboration avec Wildly Canadian, partenaire de l'industrie, le Centre Richardson verra à ce que les produits élaborés chez lui atteignent le marché cette année. Par exemple, les thés faits à base de bouleau (du chaga) sont utilisés depuis des centaines d'années dans les cultures autochtones pour traiter les troubles digestifs. Vu la longue histoire d'utilisation de cette plante, M. Curtis Rempel du CRAFN a expérimenté différentes combinaisons pouvant attirer davantage les consommateurs d'aujourd'hui.

Rempel est fier de tout le travail effectué jusqu'à maintenant, mais insiste sur le fait qu'il reste beaucoup d'avenues à explorer et des avantages encore plus grands à tirer. Il croit que le chaga peut aider les personnes qui souffrent d'inflammations. Le CRAFN tente d'isoler et de purifier les éléments responsables de cet effet bénéfique.

Le CRAFN a également un autre projet en cours, soit l'étude d'un peptide provenant des pois et que l'on croit capable de bloquer le principal facteur causant l'hypertension artérielle. À la suite des premiers tests, la nouvelle protéine semble très prometteuse. Si les essais sur des sujets humains viennent confirmer ses effets, les cinq millions de Canadiens qui souffrent d'hypertension pourraient un jour pouvoir contrôler leur tension artérielle avec des nutraceutiques plutôt que des médicaments.

Le Centre Richardson, situé sur le site Smartpark de l'Université du Manitoba, a reçu 10 millions de dollars s de DEO depuis 2006. Il compte une centaine de scientifiques de différents secteurs, comme l'agriculture, les sciences alimentaires, l'écologie humaine, la médecine et la pharmacie.

Le lin… bon pour vous et pour l’économie


Dans le cadre de l’étude, le CCARM distribue des produits contenant du lin aux participants. Photo fournie par Bill Peters.

Sa mission étant de comprendre les bienfaits pour la santé des nutraceutiques, des aliments fonctionnels et des produits de santé naturels, le Centre canadien de recherches agroalimentaires en santé et en médecine (CCARM) oriente la plupart de ses recherches sur les avantages des plantes cultivées dans l’Ouest canadien. Il mène actuellement plusieurs projets, dont un portant sur les bienfaits des graines de lin.

Situé à Winnipeg, le centre est un partenariat unique entre l'Hôpital général de Saint-Boniface, l’Université du Manitoba et Agriculture et Agroalimentaire Canada. Depuis 2005, DEO a investi 3,3 millions de dollars dans le CCARM en vertu de l'Entente de partenariat de Winnipeg. En juillet 2008, il a affecté 800 000 dollars à la création de deux nouveaux laboratoires et l’achat d’équipement de recherche.

« Ces laboratoires seront un lieu où l’on pourra faire des essais cliniques. Les chercheurs du CCARM auront un laboratoire commun où ils pourront collaborer de manière plus efficace, plus économique et plus productive. Nous pourrons ainsi faire progresser nos recherches sur les produits nutraceutiques et les aliments fonctionnels d’une manière qui n’a jamais été tentée ailleurs dans le monde », dit M. Grant Pierce, directeur exécutif de la recherche à l’Hôpital général Saint-Boniface.

En octobre 2008, le CCARM a entrepris une importante étude sur l’effet d’un régime alimentaire riche en graines de lin sur les maladies cardiaques. Dirigée par Grant Pierce et Randy Guzman, cette étude porte sur 250 patients. Pendant deux ans, la moitié de ces participants mangeront tous les jours des aliments contenant du lin, alors que l’autre moitié mangeront ces mêmes aliments, mais sans lin.

L’hypothèse de l’équipe de recherche est que les participants qui mangeront du lin auront moins de problèmes cardiaques et une meilleure endurance durant les exercices que les membres du groupe témoin.

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Les bienfaits des graines de lin

Les graines de lin contiennent beaucoup d’acides gras de type Omega-3, dont on a découvert les bienfaits sur la santé. Comme près de 40 p. 100 de la production mondiale en lin provient du Canada, les producteurs agricoles canadiens pourraient profiter de retombées économiques importantes à mesure qu’on découvrira la meilleure façon d’intégrer le lin à un régime alimentaire sain.

La compétence du Manitoba dans les domaines des nutraceutiques et des aliments fonctionnels fait partie de la force grandissante de la province dans le secteur des sciences de la vie. Ce dernier emploie près de 4 200 travailleurs et comprend des organismes de recherche et de développement, des entreprises de services et plus de 40 entreprises privées.

Le secteur manitobain des sciences de la vie a d’autres compétences complémentaires, dont une expertise de pointe dans le développement de variétés de céréales et d’oléagineux ainsi que dans la génomique des céréales. Ces recherches sont surtout concentrées à la Faculté d’agriculture de l’Université du Manitoba, au Centre de recherche sur les céréales et à Agriculture et Agroalimentaire Canada.